BULLETIN INDIVIDUEL DE NOTES
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Pour les 90 ans de SCHWEITZER, les autorités Gabonaises et Françaises ont décidé de jumeler, avec Lambaréné, sa ville natale de Kaysersberg. Le jumelage s'est déroulé au lendemain du coup d'état de 1964, le Gabon était sous tutelle de la France. Monsieur Georges Marie André AUNOUVIET, Adjoint au maire de Lambaréné et vieil ami de SCHWEITZER. Ce fut une grande fête, cérémonies à Strasbourg, Colmar, Kaysersberg et Lambaréné. La plus importante des manifestations qui ont été organisées au Gabon.
Au sein de l'Afrique Équatoriale Française (AEF), Monsieur Aunouviet a exercé un rôle de représentant syndical et d'élu politique pour défendre les intérêts des fonctionnaires et des populations autochtones.
RépondreSupprimerSes actions majeures comprenaient :
• Le leadership syndical : En tant que président de l'Association Générale des Fonctionnaires Africains, il s'est battu pour l'amélioration des conditions de travail et l'harmonisation des statuts des agents locaux de l'administration coloniale.
• La représentation politique : Il a siégé au Grand Conseil de l'AEF à Brazzaville, un organe fédéral où il participait aux délibérations sur le budget général, les questions économiques et les réformes administratives de la fédération.
En Afrique Équatoriale Française (AEF), Georges Aunouviet a exercé comme commis d'administration principal au sein du « cadre local secondaire indigène ».
RépondreSupprimerSes fonctions comprenaient deux rôles majeurs :
• Gestion syndicale : Il a présidé l'Association Générale des Fonctionnaires Africains, portant les revendications des agents locaux auprès des autorités coloniales.
• Rôle politique : Il a siégé au Grand Conseil de l'AEF à Brazzaville, une assemblée consultative participant aux délibérations budgétaires et administratives de la fédération.
Après la guerre, il est intégré dans le cadre commun supérieur des Travaux publics de l'AEF.
Art. 1er et 13 de la loi du 31 mars 1928.
RépondreSupprimerÊtre dégagé de toutes obligations militaires signifie qu'une personne a fini son service actif, qu'elle a dépassé l'âge limite de disponibilité ou de réserve, ou que la loi ne lui demande plus aucun service pour la défense.
• Article 1er : Il pose le principe de l'obligation militaire républicaine, stipulant que tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie.
• Article 13 : Il régit les obligations militaires des étrangers devenus Français (par naturalisation, réintégration ou déclaration). Il fixe leur rattachement à une classe d'âge du contingent et détermine la durée du service militaire dont ils restent redevables.
Langues étrangères : Sangho, Banda, Mandjia, Mbaka de l'Oubangui-Chari, Kikongo, Lingala du Moyen Congo et l'Arabe du Tchad.
RépondreSupprimerÀ l'époque coloniale en Afrique francophone (AEF et AOF), le syndicalisme des fonctionnaires s'est affirmé comme le fer de lance de l'émancipation politique et de la lutte contre les discriminations. Il a progressé à travers plusieurs étapes juridiques et sociales majeures :
RépondreSupprimer1. Une reconnaissance légale tardive et restrictive
• Le décret du 11 mars 1937 : Sous le Front Populaire, le droit syndical est accordé aux Africains, mais uniquement à ceux qui savent lire et écrire le français ou détiennent un certificat d’études.
• Le tournant de 1944 : Le décret du 7 août 1944 (post-conférence de Brazzaville) lève ces restrictions d'instruction, permettant une explosion des adhésions.
• La Constitution de 1946 : Le droit syndical et le statut de fonctionnaire sont définitivement étendus aux territoires d'outre-mer.
2. Les revendications : égalité raciale et corporatisme
Le personnel administratif africain a structuré ses luttes autour du principe « à travail égal, salaire égal » pour dénoncer le "double collège" (qui favorisait les agents européens venus de métropole). Les revendications portaient sur :
• L'alignement des grilles indiciaires et des retraites.
• L'octroi des mêmes indemnités de zone et de vie chère.
• L'accès aux postes de haute direction de l'administration coloniale.
3. Du syndicat français à l'autonomie africaine
Initialement, les syndicats de fonctionnaires africains se sont développés comme des sections locales des centrales métropolitaines, principalement la CGT et la CFTC. Cependant, face au décalage avec les réalités coloniales, ces organisations se sont progressivement émancipées pour former des centrales purement africaines (comme l'UGTAN en 1957), devenant de véritables viviers de cadres pour les futurs partis politiques
L’Association Générale des Fonctionnaires Africains de l’Afrique Équatoriale Française (AEF) avait pour rôle principal de défendre les intérêts professionnels et matériels des agents publics autochtones face à l'administration coloniale.
RépondreSupprimerElle agissait principalement à travers les axes suivants :
• Représentation politique : Elle permettait de porter la voix des agents africains dans les instances coloniales, son président siégeant notamment comme membre titulaire au Grand Conseil du Gouvernement Général de l'AEF.
• Lutte contre les discriminations : Elle contestait le monopole des cadres européens et l'exclusion des Africains des postes de conception ou de direction.
• Amélioration des conditions de travail : Elle revendiquait de meilleurs statuts administratifs, de meilleures rémunérations et des garanties de carrière.
• Émergence d'une élite : Elle a servi de tremplin et de structure de socialisation politique pour les leaders « évolués » de la région avant la vague de décolonisation.
Georges Aunouviet a été la figure centrale de cette association. Originaire du Gabon, il occupait le poste de commis principal d'administration à Brazzaville.
Sous sa direction, l'association a acquis une influence majeure à travers plusieurs figures et actions clés :
Georges Aunouviet : Un leader institutionnel
En tant que président de l'association, M. Aunouviet a réussi à intégrer les instances officielles de la fédération. Il a été nommé membre titulaire du Grand Conseil du Gouvernement Général de l'AEF. Cette position stratégique lui permettait de négocier directement les statuts administratifs et les grilles salariales des agents autochtones face aux représentants coloniaux.
Les autres figures et dynamiques clés
L'association gravitait autour d'un groupe de fonctionnaires appelés les « évolués », principalement basés au Congo et au Gabon, parmi lesquels :
• Ferdinand Bouanga-Gnali : Également commis d'administration principal de 2e classe à la même époque, il incarnait cette élite administrative locale luttant pour l'avancement des cadres africains.
• Jean-Marie Inguéza : Autre cadre supérieur de l'administration locale, il faisait partie des hauts fonctionnaires d'Afrique centrale impliqués dans la refonte des statuts du personnel à Brazzaville.
• Les syndicalistes de la CGT locale : L'association a travaillé en parallèle avec des figures syndicales européennes et africaines (comme celles liées à la CGTA ou à la CGT) pour structurer la défense ouvrière et administrative juste après la conférence de Brazzaville.
Ces leaders ont jeté les bases des futurs mouvements politiques de l'indépendance en Afrique centrale.
L’action de Georges Aunouviet, à travers l'Association Générale des Fonctionnaires Africains, a directement nourri la réflexion entourant les réformes de la Conférence de Brazzaville (30 janvier – 8 février 1944). Bien que la conférence ait été une réunion de Gouverneurs coloniaux sans délégués africains à la table des débats, les revendications portées par Aunouviet en amont ont influencé les décisions de la manière suivante :
• L'ouverture de la fonction publique aux Africains : L'activisme constant de Aunouviet pour la fin de l'exclusion des agents autochtones a directement pesé sur l'une des grandes recommandations de la Conférence : l'accès des autochtones à tous les emplois publics.
• L'abolition de l'indigénat et des statuts discriminatoires : En dénonçant le traitement inégalitaire des fonctionnaires africains, il a fourni des arguments décisifs au Gouverneur Général Félix Éboué. Ce dernier s'en est servi pour pousser à l'assimilation administrative et à la suppression progressive du régime de l'indigénat.
• La création d'organes de représentation locale : Les pressions de l'association pour obtenir une voix politique ont légitimé l'idée de créer des assemblées locales élues. Cela ouvrira la voie à la création du Grand Conseil de l'AEF après la guerre, instance où Georges Aunouviet siégera lui-même comme membre titulaire.
En résumé, l'action de Aunouviet a servi de thermomètre social et de base de données revendicative à Félix Éboué et à l'administration de la France Libre pour concevoir les volets sociaux et administratifs des réformes.
RépondreSupprimerLes élites de cette époque, souvent qualifiées d’« évolués », ont joué un rôle de passerelle culturelle et de pionniers de la contestation politique en Afrique Équatoriale Française (AEF)
.Le rôle de Ferdinand Bouanga-Gnali et des cadres administratifs
Ferdinand Bouanga-Gnali et ses homologues incarnaient la maîtrise des codes juridiques et administratifs coloniaux. Leur action spécifique comprenait :
• L'expertise statutaire : En tant que commis principal d'administration, il a mis ses compétences techniques au service de la rédaction de statuts alternatifs, démontrant par le droit l'incohérence des discriminations salariales entre Européens et Africains.
• Le relais d'information : Ces élites utilisaient leur position au sein des bureaux du Gouvernement Général à Brazzaville pour intercepter les projets de décrets administratifs et organiser la riposte syndicale ou associative avant leur publication officielle.
Le rôle global des élites de l’époque
Au-delà de la gestion des carrières, cette génération d'intellectuels et de fonctionnaires (enseignants, commis, infirmiers) a transformé l'espace social de l'AEF :
• Socialisation politique : Ils ont transformé des amicales ou des associations d'entraide (comme l'Amicale Balali ou les associations de diplômés) en véritables laboratoires idéologiques.
• Éducation des masses : Diplômés pour certains de grandes structures comme l'École normale William-Ponty, ils ont alphabétisé et politisé les travailleurs urbains.
• Création des premiers partis : Ce sont précisément ces élites syndicales et associatives qui, à la faveur des réformes d'après-guerre, ont fondé les premières sections politiques locales (telles que le Parti Progressiste Congolais ou le Mouvement Socialiste Africain).
Le passage des amicales et associations d'« évolués » vers des syndicats officiels s'est matérialisé par le décret du 7 août 1944, qui a légalisé les syndicats professionnels en AEF et en AOF. Cette transition s'est opérée selon des modalités très précises :
RépondreSupprimer1. La fin du filtre de l'assimilation citoyenne
Avant 1944, le droit syndical (introduit de façon restrictive par le décret du 11 mars 1937) était réservé aux indigènes titulaires du certificat d’études primaires et dotés d'un statut proche des citoyens français. Le décret du 7 août 1944 rompt cette barrière en accordant la liberté syndicale à la masse des Africains encore soumis au statut juridique de « sujets français ».
2. Le maintien d'un contrôle colonial strict
Bien que le droit de s'associer soit élargi, l'administration coloniale impose de lourdes contreparties pour garder le contrôle sur cette élite de fonctionnaires :
• Niveau d'instruction obligatoire pour les dirigeants : Pour occuper un poste de direction ou d'administration au sein d’un syndicat, il fallait obligatoirement parler, lire et écrire couramment le français, et justifier du certificat d'études primaires.
• Surveillance financière : Les nouveaux syndicats avaient l’obligation légale de déposer leurs statuts et de transmettre chaque année leur bilan financier au Procureur de la République, une mesure de méfiance absente du droit syndical en métropole.
3. L'arrimage aux grandes centrales métropolitaines
Dès que les décrets de 1944 ont rendu l'activité syndicale légale, l'Association Générale des Fonctionnaires Africains et les groupements similaires ont rapidement muté en s'affiliant aux grandes centrales syndicales françaises :
• Des sections de la CGT (Confédération générale du travail) et de la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) se sont fortement implantées en AEF (notamment à Brazzaville et au Gabon).
• Cet arrimage a permis aux fonctionnaires africains de bénéficier de l'appui juridique, logistique et politique des syndicats métropolitains pour mener leurs combats majeurs d'après-guerre, notamment l'égalité salariale stricte (loi Houphouët-Boigny de 1950) et l'adoption du Code du travail d'Outre-mer en 1952.
Félix Éboué, en tant que Gouverneur Général de l'AEF, a joué un rôle d'intermédiaire stratégique et d'incubateur politique pour les revendications des fonctionnaires africains lors de la Conférence de Brazzaville. N'étant pas de simples spectateurs, les « évolués » ont trouvé en lui un canal officiel pour faire entendre leur voix. Son action spécifique s'est articulée autour de trois axes majeurs :
1. La conceptualisation de la politique des « Évolués »
Avant même la conférence, Félix Éboué avait théorisé le statut de l'élite africaine dans sa célèbre circulaire de 1941, La nouvelle politique indigène. Proche des préoccupations de Georges Aunouviet et de l'Association des Fonctionnaires Africains, il estimait que l'avenir de la colonisation reposait sur la création d'une bourgeoisie administrative autochtone stable, respectée et bien rémunérée. Il a traduit les plaintes professionnelles de l'association en un projet de société colonial.
2. Le portage des réformes administratives à la table des Gouverneurs
Aucun Africain n'étant invité aux débats de la conférence, Éboué s'est fait le porte-parole direct de leurs aspirations auprès de René Pleven et du général de Gaulle. C'est lui qui pousse pour :
• L’accès généralisé aux emplois publics : Intégrer les Africains à tous les échelons de l'administration pour briser le monopole européen.
• L'assimilation et l'équité des statuts : Aligner progressivement les droits des fonctionnaires africains sur les standards métropolitains, une demande centrale de Aunouviet.
3. La co-rédaction de l'avant-projet de l'Union française.
Travaillant en étroite collaboration avec Henri Laurentie (Secrétaire Général du Comité aux Colonies), Éboué a utilisé les remontées de terrain de l'Association des Fonctionnaires Africains pour esquisser les futures notions de citoyenneté locale et de représentativité au sein d'assemblées locales. Bien qu'il s'agissait d'une politique d'assimilation (et non d'indépendance), il a institutionnalisé l'idée que les élites africaines devaient participer activement à la gestion de leurs propres affaires.
RépondreSupprimerMalheureusement, Félix Éboué décède en mai 1944, quelques mois seulement après la conférence, laissant à Georges Aunouviet et aux syndicats naissants la charge de faire appliquer concrètement ces promesses sur le terrain.
Jean-Félix Tchicaya a prolongé la lutte des fonctionnaires en devenant le tout premier parlementaire africain à représenter le Moyen-Congo et le Gabon à l'Assemblée nationale française dès 1945.
Il a converti les doléances administratives locales en combats législatifs majeurs au Palais Bourbon :
• La tribune contre le système colonial : Dès son premier discours en mars 1946, il dénonce à la tribune les abus administratifs, le racisme institutionnel et le manque de moyens en AEF.
• L’attaque du « double collège » électoral : Intégré à la Commission de la France d'Outre-mer, il a ardemment combattu ce système qui séparait les colons des autochtones. Il dépose une proposition de loi pour instaurer un collège électoral unique afin de garantir l'égalité politique.
• Le soutien à l'arsenal législatif d'égalité : Aux côtés de Félix Houphouët-Boigny, il a mis son mandat au service du vote de lois historiques. Il s'est battu pour l'abolition du travail forcé (1946), l'accès des Africains aux postes de direction, et l'adoption du Code du travail d'Outre-mer (1952).
• La création du Parti Progressiste Congolais (PPC) : Pour structurer cette lutte, il fonde le PPC en 1946 (affilié au Rassemblement Démocratique Africain - RDA), transformant le syndicalisme des fonctionnaires en un parti politique de masse tourné vers l'émancipation.
Ferdinand Bouanga-Gnali fait partie de cette génération charnière de hauts fonctionnaires africains de l'AEF qui ont su retourner les outils juridiques de l'administration coloniale contre elle-même pour exiger l'égalité.
Son identité et son rôle administratif
• Un statut prestigieux : Il a exercé comme commis principal d'administration de 2e classe à Brazzaville. Ce grade figurait parmi les plus élevés accessibles aux Africains sous le régime colonial de l'époque.
• Le combat pour les « Cadres Locaux » : Aux côtés de Georges Aunouviet, il s'est insurgé contre l'existence de grilles salariales et de statuts au rabais imposés aux fonctionnaires noirs, demandant une parité stricte avec le personnel européen à compétences égales.
Une figure de la transition politique
• L'émancipation par le syndicalisme : Sa maîtrise des rouages administratifs a permis de structurer légalement les premières amicales de fonctionnaires, qui ont directement préparé le terrain à la syndicalisation de masse permise par les décrets de 1944.
• L'héritage familial et politique : Son engagement intellectuel au sein de l'élite des « évolués » a fortement imprégné sa descendance. Il est notamment le père de Mambou Aimée Gnali, qui deviendra l'une des toutes premières femmes ministres et une figure littéraire et politique majeure de la République du Congo.
Le magasin du matériel du Gouvernement général de l’A.E.F. (Afrique-Équatoriale française) était l'organe administratif et logistique central chargé d'approvisionner, de stocker et de gérer les parcs de mobiliers, d'automobiles et d'équipements techniques pour les services de la fédération coloniale. Basé principalement à Brazzaville (chef-lieu de l'A.E.F.), ses activités étaient soumises à de strictes missions d'inspection coloniale.
RépondreSupprimerLes autres magasins généraux de l'A.E.F.
L'administration coloniale s'appuyait sur plusieurs structures de stockage similaires selon les secteurs :
• Le Magasin central de l'outillage agricole de l'A.E.F. (rattaché plus tard au Génie rural).
• Le Magasin du matériel du service de santé, qui travaillait conjointement avec la pharmacie des approvisionnements généraux.
Durant ses 25 années de services en Oubangui-Chari, Georges Aunouviet a atteint le grade d’Écrivain-Interprète Principal Hors Classe d’Administration et a intégré de façon confidentielle les corps d’Expédionnaires-Comptables et de Commis d’Administration.
RépondreSupprimer• Expéditionnaire-Comptable Principal de 2e Classe d’Administration.
• Commis Principal Hors Classe d’Administration.
Source : Registre des Actes de Mariage année 1934
Ce qui lui a permis d’occupé des fonctions très confidentielles en Oubangui-Chari.
- Les écoles Officielles de l'Oubangui-Chari désignent les premiers établissements d'enseignement publics. Conçues pour former les auxiliaires indigènes de la colonie (commis, interprètes, moniteurs, comptables), elles se distinguaient des écoles confessionnelles gérées par les missions catholiques et protestantes.
RépondreSupprimer- En Oubangui-Chari, les Écoles Primaires Supérieures (EPS) incarnaient le sommet de la pyramide scolaire de l'enseignement public. Elles accueillaient, sur concours rigoureux, l'élite des élèves des écoles régionales.
Missions et profils
Leur but n'était pas de mener au baccalauréat, mais d'offrir une formation professionnelle et administrative intensive. Elles visaient à façonner les futurs cadres moyens locaux indispensables à l'Empire :
• Moniteurs d'enseignement
• Commis d'administration
• Comptables
• Interprètes et agents techniques
Évolution
Deux établissements majeurs ont marqué le territoire, notamment à Bangui et à Bambari. À la suite de la conférence de Brazzaville de 1944, ces structures ont progressivement muté pour devenir des collèges classiques et modernes, ouvrant enfin la voie vers l'enseignement secondaire complet. Des personnalités historiques, à l'image de l'ancien président centrafricain David Dacko, sont issues de ce moule d'excellence coloniale.